Vidéo : Jennifer Jones sur le terrain au Pakistan
Extraits de la transcription :
J’ai vu tellement de choses extraordinaires dans ma vie de Rotarienne, mais rien de comparable à 9 jours au Pakistan à observer ce qui est nécessaire pour atteindre tous les enfants, jusqu’au dernier.
Mon optimisme pour ce programme n’a jamais été aussi grand.
C’est parce qu’il y a tellement de personnes pour qui ce n’est pas 9 jours, c’est 9 mois, c’est 9 ans. C’est un engagement à long terme.
Quand nous sommes allés à la première maison et avons frappé à la porte, et qu’elle s’est ouverte, nous sommes entrées… avoir la possibilité d’assister directement au travail des vaccinateurs dans cette maison
le rapport mère à mère, l’instauration de la confiance… ça va tellement au delà de la polio.
Nous recherchons des opportunités pour que les femmes gagnent et conservent cette confiance mutuelle.
Je ne peux les remercier assez pour ce qu’elles font avec élégance, avec leadership.
Jennifer :
Quelles différences avez vous remarquées dans la vaccination contre la polio entre le début et maintenant ?
Vaccinatrice :
Je travaille dans l’équipe polio depuis 2012. Cela a beaucoup changé.
Nous faisions du porte à porte, parfois nous manquions un enfant, pensant que ce n’était pas grave si un enfant n’était pas vacciné.
Maintenant il est obligatoire de collecter et enregistrer des informations complètes. Si un enfant n’est pas vacciné au premier passage, nous revenons pour nous assurer qu’il soit bien vacciné.
Nous étions sur le terrain, immunisant des enfants, et ces travailleuses de santé porte-à-porte emmènent un registre et consignent toutes les informations qui sont centralisées et numérisées dans un centre.
Je suis complétement stupéfaite par le niveau de précision.
La façon dont ils utilisent ces données et la détaillent jusqu’à un foyer, à une communauté, à un enfant qui aurait refusé, que nous devons retourner voir…C’en est devenu une science exacte, et j’étais époustouflée par l’intensité de ce que nous voyions au centre d’opérations d’urgence national, nos partenaires sur place, ce qu’ils ont pu accomplir, ce que nous tous avons pu accomplir.
Nous sommes dans de bonnes mains, tant au niveau de la prise de décision que de l’aspect opérationnel.
De nombreuses femmes sont intégrées dans toute la campagne ainsi que dans des postes à responsabilité. Allant des postes de direction au centre d’opérations d’urgence national, aux médenins, à la ministre de la santé…
Etre témoin de tout cela en personne a eu un important impact sur moi.
Nous devons comprendre que chaque plaidoyer que nous pouvons faire, chaque histoire que nous pouvons raconter, chaque porte que nous pouvons ouvrir, chaque dollar que nous pouvons collecter, tout cela permet de nous assurer que ces enfants, que j’ai rencontrés sur le terrain, pourront marcher.
Nous voulons que le vaccin de la polio atteigne tous les enfants pour qu’aucun ne souffre d’un handicap pour toute leur vie. et que le Pakistan soit libéré de la polio un jour. Je souhaite que notre famille du Rotary sache que la fin est en vue.
Je souhaite que notre famille du Rotary sache que leur travail a beaucoup compté, et qu’il signifie encore beaucoup.
Mais je veux aussi que tout le monde sache que nous n’avons pas terminé, et que nous devons être vigilants.
Transcription et traduction : Pierre-Marie Achart





